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vait défier la rage de ses ennemis ; car lorsmême qu’on eût traîné son corps à la voirie,comme on le voulait à Rome (i), que tousses ouvrages eussent été détruits, comme onessaya de le faire, l’oeuvre de son génie ne pou-vait plus périr; il avait créé la philosophie natu-relle, les hommes avaient appris de lui commentils doivent étudier la nature ; enfin il laissait uneécole florissante composée d’élèves idolâtres de samémoire et imbus de ses préceptes, qui n’eurentqu’à suivre ses glorieuses traces pour se rendrecélèbres. Des cendres de Galilée naquit bientôtcette société qui s’est rendue immortelle sousle nom d’Académie del Cimenta.
Ce n’est pas en quelques pages qu’on peutespérer de tracer la vie ni d’apprécier les travauxd’un tel homme; la vie de Galilée est un ouvragequi manque encore aux sciences, bien qu’on l’aitplusieurs fois entrepris. Les difficultés naturellesd’un tel sujet sont encore augmentées par la pertede la plus grande partie des écrits de cet hommecélèbre. Nous avons vu que, plus occupé de fairedes découvertes que de les livrer à l’impres-
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