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sion, Galilée se contenta pendant longtemps deles communiquer à ses élèves et à ses amis; desorte que, se répandant ainsi partout, elles fu-rent souvent reproduites par des plagiaires, quitentèrent de se les approprier. Plus tard, lors-qu’il songea enfin à réunir et à publier ses tra-vaux, l’inquisition l’arrêta et le condamna ausilence. Après sa mort, des élèves dévoués vou-lurent recueillir les ouvrages qu’il avait préparés,et ces lettres où il avait si souvent exposé sesplus ingénieuses découvertes, mais l’inquisitionintervint encore d’une manière odieuse et bar-bare. Renieri, à qui il avait confié les obser-vations des satellites de Jupiter, et qui devait lesréduire en tables, vit à son lit de mort ses ma-nuscrits pillés et dispersés par les suppôts duSaint-Office (i). Plus tard, le petit-fils de Galilée étant entré dans les ordres, brûla, par scrupulede religion, plusieurs manuscrits, parmi les-quels il paraît certain que se trouvaient desécrits inédits du grand philosophe toscan (2).
(1) Targioni, notizie, tom. I, p. 3 i/f- 315 .— Lettere inéditedi nomini illustri, tom. I, p. 74.
(a) Viviawi, quinto libro, p. 104.