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prendre , la bombe à demi remplie de liquide et letuyau ascensionnel vertical que nous décrivions tout-à-l’heure.
« Cette bombe , ce même tuyau, sont dessinésdans La raison desforces mouvantes , ouvrage de Sa-lomon de Caus (a). Là, l’idée est présentée nettement,simplement, sans aucune prétention. Son origine n’arien de romanesque ; elle ne se rattache ni à des évé-nemens de guerre civile, ni à une prison d’état célèbre,ni même au soulèvement du couvercle delà marmited’un détenu; mais, ce qui vaut infiniment mieuxdans une question de priorité, elle est, par sa publica-tion , de quarante-huit ans plus ancienne que la Cen-tury of inventions , et de quarante-et-un ans antérieureà l’emprisonnement de Worcester.
« Ainsi ramené à une comparaison de dates, le débaisemblait devoir être à son terme. Comment souteniren effet que i6‘i5 n’avait pas précédé i663? Maisceux dont la principale pensée paraît avoir été d’é-carter tout nom français de cet important chapitre del’histoire des sciences, changèrent subitement de ter-rain , dès qu’on eut fait sortir la raison des force:mouvantes des bibliothèques poudreuses où elle res-tait ensevelie. Ils brisèrent sans hésiter leur ancienneidole : le marquis de Worcester fut sacrifié au désird’annuler les titres de Salomon de Caus ; la bombe