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Tome quatrième.
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empêchera de porter de grandes masses de liquide àdes hauteurs indéfinies par la seule action de la vapeurd’eau, et nous aurons créé, dans toute l’acception dece mol, une machine à vapeur pouvant servir auxépuisenrens.

« Vous connaissez maintenant l’invention que laFrance et l’Angleterre se sont disputée , comme jadissept villes de la Grèce s’attribuèrent tour-à-tourl’honneur d’avoir été le berceau d’Homère . Sur l’au-tre rive de la Manche, on en a gratifié unanimementle marquis de Worcester, de l’illustre maison de Som-merset. De ce côté-ci du détroit, nous soutenons qu’elleappartient à un humble ingénieur presque totalementoublié des biographes : à Salomon de Caus , qui na-quit à Dieppe ou dans ses envirous. Jetons un coup-d’œil impartial sur les titres des deux compétiteurs.

«Worcester, gravement impliqué dans les intriguesdes dernières années du règne des Sluarts , fut en-fermé dans la Tour de Londres . Un jour, suivant,la tradition, le couvercle de la marmite où cui-sait son dîner se souleva subitement. Que faire en pa-reil gîte, à moins que l’on n’y songe ? W orcester songeadonc à ce que présentait d’étrange le phénomène dontil venait d’être témoin. Alors s’offrit h lui la penséeque la même force qui avait soulevé le couvercle, pour-rait devenir, en certaines circonstances, un moteurutile et commode. Après avoir recouvré la liberté, ilexposa en i663, dans un livre intitulé: Centurj ofinventions , les moyens par lesquels il entendait réa-liser son idée. Ces moyens, dans ce qu’ils renfermentd’essentiel, sont, autant du moins qu’on peut le com-