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Tome quatrième.
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Les machines à vapeur ont acquis une si grandeimportance dans la société moderne, que j’ai dûrechercher et constater quelle était la part queles Italiens ont pu avoir dans une si grande décou-verte. Les passages que j’ai reproduits, les diversesnotes que j’ai ajoutées à ces passages et la discussionà laquelle je me suis livré à ce propos, me semblentavoir singulièrement facilité ma tâche.

Placé entre deux savans d’un grand mérite, entredeux juges également compétens, dont l’un , M. Ha-chette, croyait que Porta avait des droits incontes-tables à l’invention de la machine à vapeur, et adit que l’observation du savant napolitain était l’ex-périence la plus curieuse du siècle (i), tandis quel’autre, M. Arago , n’a voulu citer les auteurs ita-liens que pour les exclure de toute participationà cette invention , et a mis en tête de sa listeSalomon de Caus (2) , j’ai dû examiner avec soin les

( 1; Férussac, Bulletin des sciences technologiques, oclübre 1831,P- 90.

(2) Annuaire public par le Bureau des Longitudes pour l’an 1 83y,p. Sort. — Mémoires de l'Académie des sciences , tome XVII, p. xciv.

mouvement doit figurer dans l'histoire des machines à feu, il devient évident que les auteursqu’il laut citer d’abord sont Héron , Cæsariano et Porta. Héron , qui non-seulement a dé-crit l'appareil à réaction, mais qui a aussi employé la vapeur à l'étal de souffle direct, choseque M. Arago ne 6emhle pas avoir remarquée (Voyez Halhematici veteres , Parisiis, 1693,in-fol., p. 198-199,', Ctesariano, qui au commencement du xvi® siècle a décrit des effets de lagrande force que peut acquérir la vapeur, et Porta, qui le premier a employé l’élasticité de lavapeur dans un vase fermé, pour élever l’eau au-dessus de son niveau. Je ne vois pas ce queSalomon de Caus a ajouté à ces connaissances que l’on avait avant lui sur celte matière. [L. ]