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PHYSIQUE.
liant qu’elle agit. Le magnétisme ne serait alors que lapropriété que possèdent un certain nombre de corps, depouvoir être recouverts de courans électriques naturelsdisposés dans un ordre régulier; il rentrerait en consé-quence dans l’électro-dynamique dont il ne serait plusqu’un cas particulier.
Il nous est impossible, comme on doit le concevoir,de décrire les divers appareils ingénieux, au moyen des-quels M. Ampère et d’autres physiciens parvinrent à ana-lyser le genre de phénomènes dont nous venons de par-ler. Cependant nous ne pouvons nous empêcher de citerles petits flotteurs électriques de M. De La Rive père,aussi remarquables par leur élégance que par la facilitéavec laquelle on peut se les procurer. Ils se composentsimplement d’un disque de liège dans lequel sont im-plantées, à une très-petite distance l’une de l’autre, deuxlames, l’une de zinc, l’autre de cuivre. Ces deux lamescommuniquent par leurs extrémités supérieures avec lesdeux bouts d’un fil de métal recouvert de soie et roulé enforme d’anneau ; elles plongent par leurs extrémités infé-rieures dans un baquet rempli d’eau acidulée dans laquelleelles restent suspendues par l’effet du disque de liège quiflotte à la surface Le courant produit par celte petite pile,parcourt les nombreuses circonvolutions du fil métalliqueroulé en anneau, et le rend susceptible d’obéir à toutesles attractions et répulsions que peut exercer sur lui unbarreau aimanté qu’on en approche. On voit ainsi le flot-teur s’avancer, se reculer, et exécuter par l’effet de l’ai-mant qu’on lui présente, tous les mouvemens qui doiventrésulter de l’action mutuelle d’un courant et d’un aimant.