ESQUISSE HISTORIQUE DE E’ÉLECTRICITÉ. 41 7
Eli donnant à l’anneau un diamètre de deux ou troispiouces, on aperçoit même l’action directrice qu’exercesur lui , comme sur une aiguille aimantée, le magnétismedm globe terrestre.
Une découverte importante sembla un moment ébran-ler la théorie de M. Ampère ; ce fut celle du mouvementcontinu de rotation d’un courant autour d’un aimant, quefit en 1821 M. Faraday . En analysant l’action qu’exerceun courant sur un aimant, dans le voisinage de ses pôles,l’ingénieux physicien anglais fut conduit à supposer que,si le courant était disposé de manière à pouvoir tourner li-brement autour de l’un des pôles, il exécuterait réellementce mouvement C’est effectivement ce qui eut lieu lorsquel’aimant eut été placé verticalement et que le conducteurmobile eut été suspendu de manière à pouvoir décrire, au-tour de l’une des extrémités de cet aimant, un cylindre ouun cône dont l’axe était situé dans le prolongement de celuide l’aimant. Le sens de la rotation continue changeait sui-vant que c’était autour du pôle nord ou du pôle sud qu’elleavait lieu, et dépendait pour un même pôle de la direc-tion du courant. M. Faraday, en plongeant l’aimant dansdu mercure et en lui donnant une position verticale dansce liquide, au moyen d’un lest en platine placé à son ex-trémité inférieure, parvint aussi à lui imprimer un mou-vement de rotation autour d’un point de la surface dumercure auquel il faisait arriver, au moyen d’un fil con-ducteur, un courant électrique qui de là se distribuaitsur toute cette surface.
M. Ampère s’emparant de ces expériences, qui avaientd’abord paru inconciliables avec sa théorie , montra
Sciences et Arts. Avril i833. DJ