ESQUISSE HISTORIQUE DE I.’ÉLECTRICITÉ. 419
qui déterminait dans le liquide une espèce de vortex ,dépendant à la fois , et du pôle de la pile et de celui del’aimant. Il est facile de concevoir qu’il était dû à la mêmecause, et qu’il pouvait s’expliquer de la même manière queles autres mouvemens de rotation dont nous avons déjàparlé ; seulement la mobilité naturelle du mercure, quirésulte de son état liquide, avait un peu modifié l’appa-rence du phénomène.
Davy avait déjà auparavant observé un fait curieux *mais difficile à constater, à cause de la puissance qu’ilexige dans la pile au moyen de laquelle on peut l’ob-tenir. Ce fait consiste dans les attractions et répulsionsqu’exercent les pôles d’un fort aimant sur le courant lu-mineux qui s’établit entre deux pointes de charbon quel’on fait communiquer avec les pôles d’une batterie vol-taïque. Ici il n’y a point de conducteur; c’est le courantélectrique lui-même, devenu visible par la lumière dontil est accompagné, qui obéit à l’action de l’aimant ; en-sorte qu’il est bien prouvé, par cette expérience, quedans les cas ordinaires , quand les conducteurs se meu-vent, ils ne font qu’obéir aux attractions ou répulsionsdont le courant qui les traverse est seul susceptible.
Pour achever l’exposition des travaux relatifs à l’ac-tion mutuelle des coitrans et des aimans, je devrais rap-peler une partie des recherches de M. Ampère non moinsremarquables que celles dont j’ai déjà rendu compte ; jeveux parler de l’application que ce savant fit de l’analysemathématique et des lois de la mécanique aux phéno-mènes électro-dynamiques. Ayant déterminé au moyende l’expérience quelques cas d’équilibre entre les forces