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PHYSIQUE.
pouvait se manifester sous trois formes différentes , quiétaient réellement les trois composantes de la force to-tale. Ces trois formes étaient, i° faction que le disqueen mouvement exerce sur une aiguille aimantée, libre-ment suspendue au-dessus de sa surface, et en vertu delaquelle il l’entraîne avec lui dans sa rotation ; c’est cellequi avait été observée la première ; 2 ° faction répulsiveque le disque exerce sur un barreau aimanté suspenduverticalement au-dessus de sa surface ; 3° faction que ledisque exerce sur une aiguille d’inclinaison , placée très-près de sa surface, action en vertu de laquelle le pôleinférieur de cette aiguille est poussé, tantôt vers le centre,tantôt vers la circonférence du disque , selon qu’il estplacé au-delà ou en deçà des deux tiers du rayon , àpartir du centre.
Il n’est pas difficile de voir que, si la supposition d’unmagnétisme passager , développé dans le disque par lespôles de l’aiguille aimantée , pouvait à la rigueur expli-quer la première espèce d’action , elle était incapabled’expliquer les deux autres qui , même dans cette hypo-thèse, auraient dû avoir lieu dans un sens tout différent.
En attendant qu’on pût arriver à quelque notion justesur la cause de ces nouveaux phénomènes , on conti-nuait à les étudier par la voie de l’expérience. Babbage et Ilerschel , en Angleterre , faisaient voir qu’on peut,par un procédé inverse de celui de M. Arago , imprimerun mouvement de rotation à un disque de métal sus-pendu horizontalement par son centre , en faisant tour-ner au-dessous de lui un aimant ; ils déterminaient decette manière la plus ou moins grande susceptibilité que