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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ,sible et surtout plus commode , puisque le même effetindique à la fois et la présence de l’un des principes élec-triques et sa nature.
L’électricité ne se manifeste pas toujours à l’état detension ; elle se présente aussi très-souvent à l’état demouvement, à cet état que nous avons appelé courant ;il est même plusieurs cas dans lesquels on ne peut l’ob-tenir que sous cette forme. Il est donc important d’avoirdes instrumens qui puissent nous faire percevoir l’élec-tricité dynamique , comme nous venons de voir qu’onen avait qui accusent la présence de l’électricité de ten-sion.
Avant 1820, on ne connaissait que trois classes d’elletsauxquels l’électricité dynamique , soit le courant élec-trique, pût donner naissance, et dans lesquels on putpar conséquent trouver un moyen de le reconnaître et demesurer son intensité. Ces trois classes d’effets étaient leseflets physiologiques , les effets chimiques et les effetscalorifiques. On avait tenté avec succès de construiredes galvanomètres , (c’est ainsi qu’on a nommé les ins-trumens destinés à percevoir l’électricité à l’état de cou-rant, pour les distinguer des èleclrometrcs destinés à lapercevoir à l’état de tension), en se servant de l’actionchimique ou calorifique que le courant exerce sur cer-taines substances, quand il les traverse; en mesurant,par exemple, la quantité de gaz que développe , dans untemps donné, un courant que l’on fait passer au traversde l’eau et qui la décompose dans son trajet, ou en dé-terminant avec soin les élévations de température qu’é-prouve un fil de platine, lorsqu’on le fait traverser par ce