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PHYSIQUE.
courant. Cependant, comme il faut toujours un certaindegré d’intensité dans l’électricité en mouvement, pourqu’elle puisse être capable de produire des effets chi-miques ou calorifiques, les galvanomètres qui étaient fon-dés sur ces deux classes d’efïets, ne pouvaient être des ins-trumens bien délicats.
Restaient les effets physiologiques ; c’est dans leur em-ploi que l’on avait trouvé avant 1820, le moyen le plussensible de reconnaître la présence d’un courant électrique.Une grenouille fraîchement préparée, mise sur la routedu courant présumé, d’un côté par ses nerfs, de l’autrepar ses muscles, est susceptible, par la secousse qu’elleéprouve, d’indiquer la présence du courant même leplus faible; on se rappelle que c’est en faisant usage dece procédé, que Galvani découvrit le courant auqueldonne naissance un arc métallique hétérogène. Mais lapromptitude avec laquelle la grenouille perd sa propriété,l’ennui et le dégoût qu’on éprouve à en préparer de nou-velles pour chaque expérience, l’impossibilité enfin defonder sur ce genre d’effet un véritable instrument etsurtout un instrument comparable, avaient bien vite faitrenoncer à ce moyen, du moins dans le plus grand nombredes cas.
C’est finalement dans l’action que le courant électriqueexerce sur l’aiguille aimantée, que l’on a trouvé le galva-nomètre le plus parfait, sous tous les rapports également.Sclweigger, en 1821 (1), imagina le premier une com-binaison au moyen de laquelle on est parvenu à en faire
(1) Bill. Unir. T. XVI , p. 197.