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PHYSIQUE.
ce courant, en le forçant de traverser un trop long con-ducteur, en sorte qu’il arrive un moment où l’on perdplus de force par l’augmentation de longueur du conduc-teur, qu’on n’en gagne par une augmentation dans le nom-bre des tours. C’est la limite qu’on ne doit pas dépasser;l’expérience seule peut indiquer où elle se trouve; etcomme elle n’est point la même pour tous les courans etqu’elle dépend pour chacun et de son intensité absolueet de la source dont il émane , il est très-difficile de l’as-signer exactement. Il faut seulement, suivant la nature descourans qu’on veut percevoir, avoir soin de se servir degalvanomètres multiplicateurs formés par un plus ou moinsgrand nombre de tours; nous aurons plusieurs fois l’oc-casion de montrer l’application qu’on a faite de cette re-marque.
L’instrument dont Schweigger avait eu la première idée,reçut successivement de la part de quelques physicienset notamment de MM. Becquerel et Nobili, plusieurs per-fectionnemens dans le détail desquels il nous est impos-sible d’entrer. Nous nous bornerons à remarquer que leprincipal fut de substituer à la seule aiguille aimantéeplacée au milieu du cadre, deux aiguilles implantées dansle même axe vertical, l’une au-dessus de l’autre, ayant leurspôles tournés dans un sens différent, et placées l’une dansle cadre et l’autre au-dessus. Cette disposition, en ren-dant le système des deux aiguilles asiatique , c’est-à-direpresqu’insensible à l’action directrice de la terre, permetau contraire à un courant de produire un effet d’autantplus grand que sa double action sur chacune des aiguillesn’est contrebalancée par aucune force extérieure et qu’elle