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courans thermo-électriques qui peuvent être développésdans des circuits humides; il est parvenu à les produirede la manière la plus prononcée, en fixant aux extrémitésd’un galvanomètre multiplicateur, deux bâtons d’argilehumectée , dont l’un, fortement chauffé , était mis encontact avec l’autre qui était resté froid (i). Il a obtenuaussi le même résultat, mais avec moins d’intensité , enmettant directement en communication de l’eau chaudeet de l’eau froide.
Reprenant le sujet qu’il avait déjà si habilement traité,M. Becquerel donna, dans trois mémoires successifs (2),une analyse détaillée et complète des phénomènes thermo-électriques. Le principe dont il partit et qu’il parvint àdémontrer par l’expérience, est que, lorsqu’on chauffe parl’une de ses extrémités un conducteur métallique homo-gène , tel qu’un fil de platine, la propagation de la cha-leur qui s’y opère , est accompagnée d’une suite de dé-compositions et recompositions du fluide électrique na-turel de chaque particule, en sorte qu’aux deux extrémi-tés il y a une certaine quantité d’électricitc positive etnégative qui se trouve à l’état de liberté. Réunit-on parun conducteur ces deux extrémités, on fournit un moyende se neutraliser aux deux électricités libres qui s’y trou-vent accumulées ; et on détermine ainsi dans tout le cir-cuit un courant électrique qui dure tant que continue lapropagation de la chaleur. Mais ce conducteur lui-même,
( 1 ) Bill. Univ. T. XXXVII, pp. 174 et i83.
( 2 ) J nnales de Chimie et de Physique, T. XLI, p. 353; et T.XLVI, pp. aG5 et 33 7 .