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ESQUISSE HISTORIQUE DE l’ÉLECTRIOITÉ.vait à la tête de l’échelle, venaient le platine , le mer-cure, le plomb , Xétain , l’or, Vargent , le cuivre , le zinc,le fer et Xantimoine , chacun des métaux étant positifpar rapport à ceux qui le précèdent. Cette table ne diffèreque très-peu de celles qui ont été dressées d’après lemême principe , par d’autres physiciens et en particulierpar M. de Yelin.
M. Becquerel avait signalé, dans ses premières recher-ches, quelques anomalies; il avait particulièrement insistésur celle que présentent les élémens thermo-électriquesdans lesquels entre le fer ; il avait observé que ces élé-mens , qui, jusqu’à une certaine température (environ3oo degrés), donnent un courant dirigé dans un certainsens , exposés à une température plus élevée, en déve-loppent un dirigé en sens contraire. M. Nobili, en s’oc-cupant du même sujet (i), eut occasion d’observer d’au-tres anomalies encore ; il remarqua en particulier que, dansles combinaisons thermo-électriques où il n’entre qu’unmétal, il faut distinguer les cas dans lesquels le courantva de la partie chaude à la froide, (ce sont les plus nom-breux), de ceux dans lesquels il va au contraire de la partiefroide à la chaude; il indique trois métaux qui sont plusparticulièrement dans ce dernier cas ; ce sont le zinc ,le fer et l’antimoine. Le bismuth étant à la tête des mé-taux qui sont dans le premier cas, il est facile de com-prendre comment l’élément thermo-électrique bismuth-antimoine est un des plus actifs qu’on puisse obtenir.C’est aussi à M. Nobili que l’on doit la découverte des
(i) Bill. Unir., T. XXXVII, y. 118.