ESQUISSE HISTORIQUE DE u’ÉLECTRICITÉ. 1 1 1
qui semblent le plus favorables à l’opinion contraire à lasienne, savoir celui où l’on plonge deux pièces du mêmemétal dans un même liquide , et celui où l’on fait agir deuxliquides différons l’un sur l’autre. Il établit que, dans lepremier cas, l’effet électrique n’avait lieu qu’autant quel’on plongeait Tune après l’autre dans le liquide les deuxlames du même métal, et qu’il était dû à ce qu’il n’yavait plus homogénéité entre ces deux lames, à cause desaltérations qu’avait éprouvées, par l’effet de l’action desliquides, celle qui avait été plongée la première; il expli-qua de la même manière les anomalies que présentequelquefois la direction du courant, dans le cas où l’onplonge dans le liquide deux métaux différens, qui, suivantla nature de ce liquide, peuvent être, tantôt positifs, tantôtnégatifs l’un par rapport à l’autre. Il admit que, dans lesecond cas, le courant électrique était dû, non à l’actionchimique que les deux liquides exercent l’un sur l’autre,mais à l’action électro-motrice différente que chacund’eux exerce sur les extrémités métalliques du galvano-mètre , avec lesquelles il est en contact. En preuve deson explication, il montra que , par exemple , dans l’actiond’un acide sur un alcali, si, au lieu de faire communi-quer chacun d’eux immédiatement avec les bouts dugalvanomètre , on interposait entre ces bouts et eux unesolution saline, on n’avait plus aucun signe de courantélectrique. L’expérience se faisait au moyen de quatrecapsules , dont les deux extrêmes , dans lesquelles plon-geaient les bouts en platine du fd du galvanomètre , étaientremplies de la solution saline, et les deux du milieu,l’une contenant l’acide et l’autre l’alcali, communiquaient,