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soit entr’elles , soit avec les deux autres, au moyen de mè-ches humectées de coton ou d’amiante.
L’assertion de Davy, qu’il n’y avait pas dégagementd’électricité dans les actions chimiques , ne tarda pas àêtre attaquée et victorieusement réfutée. Becquerel (i)étudia avec soin l’influence que peuvent exercer sur cesphénomènes, les altérations que les métaux éprouvent parl’action des liquides dans lesquels on les plonge, et enproduisant ces altérations directement, il s’assura qu’ellesdonnaient souvent naissance à un effet électrique inversede celui qui avait lieu dans les cas où Davy avait cru devoirle leur attribuer. Il montra aussi que l’absence de signesélectriques dans l’action d’un acide sur un alcali, pro-venait uniquement de la manière d’opérer de l’illustrechimiste anglais , et qu’elle tenait à ce que la solutionsaline , interposée entre les extrémités du galvanomètreet les deux liquides qui agissaient l’un sur l’autre, étaittrop peu conductrice de l’électricité ; il s’assura que, pourréussir à percevoir le courant, tout en faisant l’expérienceprécisément de la même manière , on n’avait qu’à rem-placer la solution saline par un liquide plus conducteur,tel que l’acide nitrique. M. Nobili (2) , en se servantd’un galvanomètre plus sensible , obtint des effets élec-triques très-prononcés , sans avoir besoin de faire cettesubstitution , et dans le cas même où Davy n’en avaitpoint obtenu, à cause du peu de sensibilité de l’instru-
(1) Ann. de Ch. et de Phys. T. XXXV , p. 1 13 .
(2) Bill. Unie. T. XXXVII, p. 2/, ; et Ann. de Ch. et de Phys.T. XXXVIII, p. a 3 g.