PHYSIQUE.
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qu’elles possèdent naturellement , et dont l’effet est deneutraliser l’action de celle-ci. Quand deux corps sontsimplement mis en contact, leurs atmosphères électriquesse neutralisent, et l’électricité propre de chacun d’euxdevient libre. Quand ils se combinent, leurs électricitéspropres se neutralisant par l’effet de cette combinaison,leurs atmosphères électriques se réunissent, et donnentainsi naissance au courant électrique. La nature inversedes signes électriques qui sont développés par chaquecorps dans les deux cas , se trouve donc être une con-séquence toute simple de la nature opposée de leur pro-pre électricité , et de celle de l’atmosphère dont ellessont entourées. M. Becquerel, tout en adoptant l’ex-plication qui précède, et que nous avons cru devoir rap-porter , à cause de l’autorité méritée dont jouit , dansla science , le nom de son auteur , reconnaît cependantqu’il est plusieurs exceptions embarrassantes à la loi gé-nérale par laquelle il explique la nature des signes électri-ques que manifestent deux corps, soit dans leur contact,en vertu de l’action électromotrice , soit dans leur combi-naison, en vertu de l’action chimique. Nous avons déjà citécelles qu’a observées M. Nobili (i); nous pourrions encoreen énumérer beaucoup d’autres, qui ont été remarquéespar M. Becquerel lui-même , et par divers physiciens.
Désireux d’éclaircir la cause de toutes ces anomalies,et de démêler les effets compliqués qui semblent contri-buer à les produire, M. B. entreprend une nouvelle sériede recherches (2) ayant pour objet l’étude des courans
(]) Bill. Univ. T. XXXVII, pp. 26 et i 3 G.
(2) Ann. <le Ch. et de Phjrs. T. XLI, p. 5 .