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cette action ne peut être que calorifique, mécanique,ou chimique (i).
C’est principalement l’action chimique qui m’avait paruêtre la véritable cause de l’électricité, dans presque tousles cas où on l’avait attribuée au contact. J’avais ob-servé en particulier que, lorsqu’on forme un couple vol-taïque avec deux corps solides différens et un seul liquide,c’est toujours le corps le plus attaqué qui est positif; detelle façon que le même métal peut être , tantôt positif,tantôt négatif par rapport à un autre, suivant que le liquidedans lequel on les plonge tous deux, attaque plus le pre-mier que le second. J’avais trouvé plusieurs exemples deces changemens de polarité , dont quelques-uns avaientdéjà été indiqués par deuxsavans italiens, MM.Avogadroet Michelotti (2), changemens qui m’avaient paru incon-ciliables avec l’hypothèse qui fait dépendre l’état élec-trique de deux métaux, ou ce qui revient au même , lesens du courant auquel ils donnent naissance , unique-ment de leur nature relative et nullement de l’action duliquide interposé entr’eux. J’avais aussi déterminé plu-sieurs cas dans lesquels , quoique les circonstances lesplus favorables, suivant la théorie du contact, fussent réu-nies, il n’y avait pas d’effet électrique, et cela, parce qu’iln’y avait pas d’action chimique et qu’on s’était en mêmetemps mis à l’abri de toute action calorifique ou méca-
( 1 ) Ann. de Ch. et de Phys. T. XXXVII, p. 225; T. XXXIX,p. 297 ; et Mémoires de la Soc. de Phys, et d’Hist. Nat. de Genèse,T. IV, p. 285 ; et T. VI, p. 1 49-
(■i) Ann. de Ch. et de Phys. T. XXII, p. 36 1 .