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ESQUISSE HISTORIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ,nique. Enfin j’avais montré que les effets électriques detension, que l’on obtient par le simple contact de deuxmétaux hétérogènes, sans l’intervention d’aucun liquide,sont dus aussi à l’action chimique , du moins quand ilsne proviennent pas d’une action calorifique ou méca-nique. Cette action chimique est celle qu’exercent tou-jours , au moins sur l’un des métaux du couple, l’air, lesgaz et les vapeurs aqueuses dont ils sont entourés, ac-tion qui, sans être très-forte, n’en existe pas moins, ainsiqu’on peut s’en assurer directement, et dont il est très-difficile , comme le prouve l’expérience , de se mettrecomplètement à l’abri.
Ces phénomènes, et tous ceux en général que présentele développement de l’électricité par les actions chimiques,m’avaient semblé dépendre du principe suivant, savoir,que tout corps mis en contact avec un liquide ou un fluideélastique , qui exerce une action chimique sur lui, prend ,par l’effet de cette action, l’électricité négative, tandisque l’électricité positive passe dans le liquide ou dansle fluide élastique. Je ne m’étais pas dissimulé qu’il yavait deux fortes objections contre l’admission exclusivede ce principe ; la première que l’intensité des effetsélectriques est loin de se trouver toujours en rapportavec l’énergie de l’action chimique, et la seconde que,dans plusieurs cas , et en particulier dans ceux où l’onplonge les deux métaux d’un couple voltaïque dans deuxliquides différens, c’est souvent le moins attaqué qui dé-termine le sens du courant. Mais un second principe,fondé aussi sur l’expérience, m’avait paru pouvoir don-ner une explication satisfaisante de toutes les excep-