118
PHYSIQUE.
tions apparentes au premier, que l’on peut rencontrer. Ceprincipe, c’est que les deux fluides électriques que séparel’action chimique, peuvent se réunir directement par lasurface même sur laquelle a lieu cette action , et que,par conséquent, la proportion de chacun d’eux qui resteisolée, ou qui, pour se neutraliser, suit la voie d’un con-ducteur extérieur disposé de manière à servir de moyende communication entre le liquide et la surface attaquée,dépend de la difficulté plus ou moins grande qu’ils éprou-vent à passer directement de ce liquide à celte surface. Orcette transmission est d’autant plus facile que l’action chi-mique est plus vive ; plus done il y aura d’électricité déve-loppée , plus aussi il y en aura qui échappera à l’observa-tion par l’effet d’une neutralisation immédiate. Suivi dansl’examen de chaque cas particulier, ce principe m’avaittoujours suffi pour en donner une explication suffisante,sans qu’il fût nécessaire de faire intervenir l’action électro-motrice , soit des métaux sur les liquides, soit des métauxet des liquides les uns sur les autres.
Les conséquences peu favorables à la théorie du con-tact, que j’avais tirées de mes premières recherches, avaientété attaquées par quelques physiciens M. Pfaff avait mon-tré que, dans le vide, dans l’hydrogène et dans les gaz biendesséchés , le contact de deux métaux hétérogènes déve-loppe do l’électricité , quoiqu’il ne puisse y avoir d’ac-tion chimique (i). M. Becquerel avait aussi indiqué quel-ques cas où il y a production d’électricité, sans qu’onpuisse assigner à cette production d’autre cause que l’ac-
( 1 ) Ann de Ch. et de. rhys. T. XLI, p. 2 36.