DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 21la nature(i).La pesanteur n’appartient qu a cer-tains corps ; elle caractérise ceux dont le mou-vement naturel est rectiligne et qui tendent versle centre du monde où repose la terre, avecdes vitesses proportionnelles aux masses ( 2 ) ;tels sont l’air (3), l’eau, la terre : d’autres, telsque le feu, la flamme, qui suivent dans leurmouvement rectiligne une direction contraireà celle de la pesanteur, jouissent de la légè-reté (4). La matière éthérée est la seule qui nepartage aucune de ces propriétés : le mouve-ment circulaire qu’elle a reçu de la nature luiôte toute tendance à s’approcher ou à s’éloignerdu centre de l’unïvers (5).
La pesanteur de l’air est reconnue par
(1) Aristot. Duvall., tom. 1 , Natur . Auscul., lib. 15 ,cap. 12.
, (2) Je démontrerai ailleurs la fausseté de ce principesur la chute des corps.
( 3 ) Sïgrium cujus est utrem inflatum plus ponderishabere, quàm vacuum. Arist. Duvall. tom. 1, de Cœlo ,cap. 4 , pag. 692.
( 4 ) Aristot. de Cœlo , lib. 3 , cap. 14.
( 5 ) Aristot., tom. 1 , de Ccelo, lib. 1, cap. 3 ,p. 61^.