DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. ^
C’est elle qui enfante tous les êtres qui exis-tent sur sa surface. Elle a pu être dissoutedans un liquide, et avoir repris ensuite sa so-lidité. Elle peut éprouver une nouvelle dis-solution et acquérir de nouveau la figure quila distingue ; ce qui formeroit une existencepériodique de la terre.
Le vide n’existe point dans la nature ; lemouvement n’est donc qu’une vaine apparence.
La vie et la mort n’ont aucune réalité.
Héraclite (i) n’est pas plus heureux que Xé- Htracine.nophane dans les hypothèses qu’il forme pourexpliquer les phénomènes naturels. Un prin-cipe unique , le feu , est répandu partout ; etson action sans cesse continuée, donne nais-sance à tous les êtres.
Le feu se compose de rameaux indivisibleset infiniment déliés , qui se changent en va-peurs s’ils se condensent. Les vapeurs conden-sées deviennent eau ; l’eau épaissie se changeen terre, et ce changement détermine le mou-vement de haut en bas. Par des raréfactionssuccessives, la terre redevient eau, vapeur,