Band 
Tome premier.
Seite
98
JPEG-Download
 

98 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

Arabes fanatisés qui lui servirent d’instru-ment ( 1 ).

Les siècles qui suivirent cette malheureusecatastrophe, sont des siècles de deuil et de sté-rilité, jusqu’au temps où les Arabes , donnantretraite aux sciences fugitives, tâchèrent de lesranimer, et de leur donner quelque splendeur.La Physique partagea ces avantages. En lui of-frant un asile, l’Arabie lui offrit encore quelqueszélés prosélytes, mais jamais aucun de ces es-prits mâles et vigoureux que la nature jettequelquefois sur la terre, pour reculer les limitesd’une science.

§ II-

Les Arabes n’ont sans doute jamais été tout-à-fait étrangers à la connoissancedes merveillesde la Nature. Toujours il a existé chez eux,comme chez les autres peuples, une espèce dePhysique grossière, bornée pendant long-tempsà la contemplation stérile des phénomènes lesplus frappans. Leur goût pour les sciences etles lettres ne s’est développé qu’après l’invasionAlmamon. d’Alexandrie , par l’influence du calife Alma-mon, qui commença à régner à Bagdad , l’anSi4

(1) Voyez la note 27 du premier livre.