DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. lo3d’Optique renferme des réflexions judicieusessur la situation, la distance et la grandeur appa-rente des objets.
Nos pieds, nos mains, voilà, ditÀlhasen(i),le moyen que nous offre la nature pour acquérirl’idée de la distance. Nous les employons d’a-bord comme module, à mesurer celle qui noussépare des objets qui nous avoisinent ; mais bien-tôt l’habitude nous rend cette mesure familière.Nous l’appliquons avec succès à des distancesrenfermées dans des limites moins étroites,lorsque des objets intermédiaires réglés et con-tinus nous permettent cette application. L’ab-sence de ces objets feroit évanouir toute idéed’éloignement. Lescorpscélestes nous semblenttous habiter la région des étoiles, dont un im-mense intervalle les sépare. Deux murs paral-lèles, de même couleur, plus ou moins distansl’un de l’autre, paroissent se toucher, lors-qu’on regarde à travers un petit orifice dontl’un des deux est percé.
Quant à la grandeur apparente, Alhasen nela fait point dépendre de la grandeur de l’angle
(i) Alhasen Optica, lib. a , pag.