DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. î65|>lus beaux météores qui nous sont offerts parla nature. Des bandes lumineuses étendues parune main invisible dans le sein de l’atmosphère ,la forme régulière et constante qui les dis-tingue, la grande variété des couleurs qui enfont la richesse et l’ornement, l’éclat radieuxdu soleil dans un temps où le nuage humidequi se précipite semble devoir nous déroberses rayons ; tout, ce semble , concourt à aug-menter la splendeur du phénomène, à exciterl’admiration dans l’ame de la multitude, et àdonner plus d’activité à l’inquiète curiosité duphilosophe.
L’arc-en-ciel étoit exclusivement attribué kla réflexion des rayons solaires, lorsque, auonzième siècle, Vitellion annonça d’une ma-nière vague l’influence de la réfraction dans laproduction du phénomène. En 1^71, Fletcherde Breslau publia un ouvrage dans lequel iltâche d’expliquer l’arc-en-ciel par une doubleréfraction et une réflexion ; mais il se trompeen imaginant que le rayon solaire, pénétrantune goutte de pluie, en sort après avoir éprouvéune double réfraction, et rencontre sur sa routeune autre goutte qui le réfléchit aux yeux duspectateur.