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HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
NOTE XLVIII.
Si l’on met en présence l’un de l’autre deuxaimans, ou deux aiguilles aimante'es jouissantd’une grande mobilité , on observe que lorsqueles deux aiguilles présentent l’une à l’autre lespôles de même nom, ils se repoussent ; si ellesprésentent l’une à l’autre les pôles de différensnoms, ils s’attirent, Gilbert en conclut, avecraison, que toujours le pôle austral d’un ai-mant jouissant de sa liberté, se dirige vers lepôle nord de la terre ; et comme les mots sontdes signes imaginés pour faire naître l’idée deschoses qu’ils représentent, il est visible que lenom de pôle austral convient parfaitement aupôle d’un aimant se dirigeant vers le pôle nordde la terre ; et que celui de pôle boréal con-vient au pôle de l’aimant qui regarde le pôleaustral de la terre.