DES PROGRÈS DE DA PHYSIQUE. 265
NOTE XLIX.
Montucla s’exprime de la manière suivantedans une note de son Histoire des Mathéma-tiques , tom. i, p. 546 :
« Le fameux Gilbert, auteur de la Philoso -» phie Magnétique, ouvrage où, avec plu-» sieurs traits de génie, on trouve bien des» rêveries, a cru pouvoir démontrer le mou-» vement de la terre de la manière suivante.» La terre , disoit-il, n’est qu’un grand aimant» sphérique. Ce qu’il prouvoit, tant bien que» mal, par quelques propriétés qui- semblent« communes au globe de la terre et à l’aimant.« Or, ajoutoit-il, un aimant sphérique étant» suspendu par ses pôles, et de manière qu’ils« soient directement tournés vers ceux du» monde, auroit un mouvement de rotation
sur lui-même en vingt-quatre heures : la» terre tourne donc sur elle-même en vingt-» quatre heures.
» L’expérience qui sert de base à ce rai-» sonnement eût sans doute été une des plus