l4 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
nation lui a fait voir dans les cieux. Les mo-lécules dont la terre se compose sont douéesd’une forme très-variée et d’une ténuité exces-sive , sans perdre la divisibilité qui toujoursaccompagne la matière. Celles qui sont longues,unies, glissantes, se joignent et s’entrelacentsans jamais pouvoir s’accrocher : elles consti-tuent les liquides. Les autres, dont la surface estinégale et la forme très-irrégulière , ne peuvents’entrelacer sans s’unir plus ou moins étroite-ment : elles composent les solides. Lorsque lamatière subtile environnante communique àces molécules l’agitation qui lui est propre,elles deviennent feu ; elles se changent en airsi elles sont animées du mouvement qui dis-tingue la matière globuleuse : c’est elle qui,empêchant leur réunion , fait naître l’élasticitéqui distingue les fluides aériformes (i).
Les plus petites parties des corps sont sanscesse agitées par le fluide subtil qui les pénètre.Si par une cause quelconque cette agitationaugmente ou diminue, ils excitent sur nos or-ganes des impressions plus ou moins vives don-nant naissance aux sensations de chaleur ou defroid que nous fait éprouver leur présence.
(i) Descart., Météor. Disc. 1 , a, 3.