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Tome second.
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56 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

de la chambre, le cristallin en est le verre,et la rétine est la muraille blanche où vont sepeindre les objets. Les rayons lumineux, par-tant d’un même point, tombent sur la cornée,pénètrent l’humeur aqueuse , et y éprouventune réfraction qui détermine un commence-ment de convergence. Une partie des rayonsest reçue par l’ouverture de la prunelle ; ilstombent sur le cristallin, qui les rompt davan-tage et les rend plus convergens. Ils sortent ducristallin , et ils éprouvent une nouvelle ré-fraction en traversant l’humeur vitrée. Lorsquel’œil est bien conformé, ces diverses réfrac-tions font concourir les rayons, partant d’unmême point sur un même point de la rétine,pour y peindre son image. Ainsi, tous les pin-ceaux lumineux partis des différons points del’objet forment son image sur la rétine; et Ke-pler reconnoit le renversement de cette image,après de longs efforts ,'pour lui conserver la si-tuation droite de l’objet (i). L’expérience con-firme ces résultats de théorie. On dépouille unœil d’animal récemment mort, de ses tuniques

(1) jistrono-m . pan optica , pag. 2o5, 206’.