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Tome second.
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66 ÏÎISTOIRE PHIEOSOPHlOtTE

hètes, pour les enchaîner dans leurs orbites :comme la lumière , cette vertu, ou plutôt cetteforce, se propage en ligne droite par des rayonsdivergens qui forment des cônes dont les basess’élargissent à mesure qu’elles s’éloignent dusommet; et Kepler en conclut que son actionest réciproque à la distance. Si Kepler eûtsubstitué le mot attraction à celui de vertu mo-trice, il eût dérobé à Newton la gloire de sadécouverte : je dis plus ; s’il eût fait attentionque l’action des rayons qui divergent en partantdu même point s’exerce sur des surfaces , illui eût ravi l’honneur d’avoir trouvé la loi quesuit l’afFoiblissement de cette force sous le rap-port de la distance.

§ IX.

Les bornes que mon plan me prescrit ne mepermettent point de faire connoître avec détailtoutes les idées heureuses consacrées dans laPhysique de Kepler. Tantôt il compare la pe-santeur des corps terrestres à la gravitation desplanètes vers le soleil ; tantôt il soupçonne quefaction combinée du soleil et de la terre donnenaissance aux irrégularités particulières à laluue : ici, il pense que l’attraction de la lune