DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 67est la véritable cause du phénomène des ma-rées ; là, on le voit déduire de la théorie des ré-fractions la’forme elliptique du soleil et de lalune, situés au voisinage de l’horizon i ailleursenfin il établit, comme un des points fonda-mentaux de sa Physique céleste, la rotation dusoleil, que la découverte de ses taches a ensuitecomplètement justifiée.
Ces idées, ces soupçons , ces conjectures ,portent visiblement l’empreinte du génie : ellesont ouvert à Newton la glorieuse carrière desplus sublimes découvertes. La marche du Phy-sicien anglais n’eût été ni aussi brillante , niaussi rapide, si Kepler ne l’eût précédé. Lesforces de l’esprit s’épuisent comme celles ducorps ; elles ont d’ailleurs une limite naturellequ’il n’est jamais possible de franchir.
S X.
Lorsque Kepler, Galilée et Descartes paru-rent dans la carrière des sciences, des ombresténébreuses enveloppoient leur domaine. Ilfalloit, pour les dissiper, une lumière pure ,vive, éclatante ; et chacun de ces hommes cé-lèbres contribue également à la répandre. Ils
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