DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE.
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S V.
L’influence de l’air sur les phénomènes duson, de la respiration et de la combustion, étoitentièrement ignorée, lorsque la pompe pneu-matique offrit à Otto de Guerihe, un moyenfacile de l’apprécier. Il suspend une petite hor-loge à réveil dans un récipient dont il pompel’air avec exactitude; aucun son ne se fait en-tendre. Il introduit un peu d’air dans le réci-pient, et aussitôt il entend un son foible qui sefortifie à mesure que l’air rentre (i).
Il étoit aisé de conclure de cette expérience,que l’air est le milieu qui propage le son. Ce-pendant, cesvibrations successives que le corpssonore excite dans l’air environnant, et qui,parvenues à l’organe de l’ouïe, donnent nais-sance à la sensation du son, échappèrent en-tièrement à la sagacité du célèbre consul deMagdebourg . Il regarde la sonorité comme une
(i) Expérimenta nova Magdeb. lïb. 3, cap. 5 ,p. 91 .