IO HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
poursuivant sa carrière avec la plus grande acti-vité, et recueillant à chaque pas une nouvelledécouverte : tantôt il fait brûler une bougie dans«ne cloche pleine d’air, et renversée sur l’eau. Labougie s’éteint, l’eau monte dans la cloche, etl’air restant, reconnu méphitique et plus légerque l’air commun, reçoit le nom d 'air phlo-gistiqué. Tantôt il mêle dans un appareil con-venable de la limaille de cuivre avec de l’acidenitrique,'et il obtient un gaz particulier qu’ilappelle gaz nitreux.
La connoissance de ce nouveau fluide n’étoitpoint étrangère à Haies (i), il l’avoit retiré despyrites de Walton par l’acide nitrique; et ilavoit observé que lorsqu’on ajoutoit ce gaz hde l’air commun, il y avoit effervescence, quele mélange prenoit une couleur rouge, enfin qu’ilabsorboitune partie de l’air commun. Priestleyétendit l’expérience à plusieurs autres subs-tances métalliques ; il trouva qu’avec le mêmeacide on pouvoit tirer la même espèce d’air dufer, du cuivre, du bronze, de l’argent, dumercure, du bismuth et du nikel. Il fit voir quequoique ce gaz mêlé avec l’air commun, pré-sentât constamment les apparences observées
(i) Statique des vég., p. 542.