DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 11par Haies , ces effets cependant étoient plusou moins sensibles, suivant que l’air commundu mélange étoit plus ou moins propre à larespiration et à la combustion. Cette importanteobservation donna à Priestley l’idée heureusede mesurer, avec le secours de l’air nitreux, ledegré de pureté d’un air quelconque, et bientôtl’eudiomètre (i) prit naissance.
§ VII.
L’air inflammable, l’air fixe, l’air phlogis-tiqué et le gaz nitreux jouissent de la pesan-teur et de l’élasticité. Tous se refusent à favo-riser la combustion, à alimenteri la vie desanimaux et à propager l’électricité. Mais à cespropriétés communes se joignent des pro-priétés particulières auxquelles chacun de cesfluides manifeste sa présence. Priestley reconnutl’air fixe à son acidité et à sa grande pesanteurspécifique. L’air inflammable se distingue parson excessive légéreté, par la faculté qu’il a debrûler dans l’air commun à l’approche d’uncorps en ignition, et par la couleur rouge qu’ildonne à l’étincelle électrique qui paroît blan-che dans l’air fixe. Enfin l’air nitreux devient
(0 yyez la note 7 du quatrième livre.