DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 19
Cupa de réaliser cette idée, et des succès inat-tendus récompensèrent ses efforts. 11 trouvaque flair de l’atmosphère se compose de deuxfluides élastiques dont l’un, qu’il nomma air defeu, alimente la combustion et la respiration ;l’autre, qu’il appela air gâté, air corrompu, leurest entièrement nuisible. L’un répond à l’airdéphlogislique de Priestley ; l’autre, à celui qu’ildésigne sous le nom d’air phlogistiqué.
§ ni.
Scheele et Priestley parvinrent presque enmême temps, mais par des routes différentes,à cet important résultat ( 1 ). Priestley y futamené pour ainsi dire par hasard; Scheele y estconduit par le fil de la théorie. Le premier al’avantage incontestable d’avoir publié le pre-mier cette belle découverte. S’il faut en croireBergman, on ne peut refuser au second lapriorité de l’invention (a). Priestley trouva lemoyen d’extraire le gaz respirable de la chauxde mercure; Scheele le retire abondammentd’un très-grand nombre de substances. U con-sidère comment l’air commun se comporte parrapport aux corps combustibles, et d’abord avec
(1) Voyez la noie 10 du quatrième livre.(2} Voyez la note 11 du quatrième livre.
2.,