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Tome quatrième.
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20 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

le phosphore. 11 renferme cetle substance dansun matras bien bouché, et lorsqu’après dixsemaines elle eut cessé de répandre de lalumière, il trouva qu’il s’étoit perdu un tiersd’air. Celui qui restoit dans le matras étoit del’air corrompu (i). Il fait brûler tantôt unebougie, tantôt de l’alcool dans une cloche ren-versée sur l’eau ; elle monte dans la clocheaprès l’extinction de la bougie ; l’air qui resten’est plus propre à la combustion ( 2 ) ; et Scheele en conclut que l’air de feu et l’air gâté entrentcomme élémens dans la composition de l’at-mosphère.

§ iv.

Ces expériences servirent à isoler l’air cor-rompu , tandis que l’air de feu étoit absorbédans l’acte de la combustion. Scheele sentit lanécessité de dégager ce dernier de toute com-binaison, et c’est ici que son génie est féconden moyens pour l’obtenir dans cet état. 11 lel’etire tantôt de la distillation de l’acide nitreux,tantôt d’un mélange de poudre de manganèse etd’acide vitrioîique ou d’acide phosphorique (5).

(1) Traité du feu, par Scheele , trad. franç., p. 67 et suiv.

(2) Ibid ., page 65 et suiv.

(5) Ibid., page g5.

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