DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 25
Crawford ne se borne point à cette épreuve.Il fait servir avec adresse son ingénieuse mé-thode à déterminer la chaleur spécifique d’ungrand nombre de corps, c’est-à-dire le rapportdes quantités de chaleur qu’il faut leur com-muniquer pour les élever à la même tempéra-ture ; et les conséquences qu’il tire de cette déter-mination jettent du jour sur plusieurs importansphénomènes.
§ VIL
Quelle est la source de cette chaleur répandueavec une sorte de profusion dans les animauxà poumon, et qui anime, à chaque instant, lesressorts plus ou moins usés de leur fragile exis-tence? Ce problème avoit vainement exercé lasagacité des plus habiles physiciens, lorsqueCrawford fut conduit par ses profondes re-cherches à en ébaucher la solution.
On savoit depuis long-temps que l’air joueun rôle important dans le phénomène de larespiration; mais on le regardoit presque géné-ralement comme exclusivement destiné à ra-fraîchir le sang lorsqu’il traverse les poumons.Ce n’est point là, dit Crawford (i), le but que
(1) Crawford, on heat. passim.