26 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
$e propose la nature en plongeant les animauxà poumon dans le fluide atmosphérique. Il setransforme dans l’acte de la respiration, engrande partie en air fixe ; et comme la chaleurspécifique du premier est environ soixante-neuffois plus grande que celle du second, il estvisible que cette transformation détermine, àchaque inspiration, le dégagement d’une grandequantité de chaleur. Elle passe dans le sang ,entretient sa fluidité, et dédommage abondam-ment les animaux à poumon des pertes de chaleurque sa tendance à l’équilibre leur fait éprouverà chaque instant de la part de l’atmosphère etdes corps environnans.
Pour fortifier cette explication, qui fait dé-pendre la chaleur animale de celle de l’air res-piré pâr les animaux, Crawford observe i°. quela chaleur spécifique du sang passant des pou-mons aux artères, est à celle du sang veineuxcomme 100 à 89; 2 °. que les animaux à poumonont leur sang beaucoup plus chaud que ceuxqui en sont privés; 5°. enfin, que le sang desanimaux à poumon est d’autant plus chaud queles poumons sont plus grands.
Crawford explique avec la même facilité lephénomène de l’ignition ; et c’est le même prin-cipe combiné avec le rapport de la chaleur