DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. Zjde la décomposition, lorsqu’ils avoient re'duitun corps en huiie, en sel, en terre et en eau,substances que la force du préjugé a fait troplong-temps regarder comme des principes élé-mentaires. Les progrès successifs, quoique très-lents de la science, servirent, il y a près de deuxsiècles, à enlever aux sels le privilège de lasimplicité. En les soumettant au pouvoir del’analyse, on s’apperçut qu’un acide et unebase alcaline, terreuse ou métallique entroientcomme élémens dans la composition de cessubstances ; et celte découverte jeta le plusgrand jour sur la théorie des sels neutres. Ilrestoit à faire sur les principes des sels ce qu’onavoit fait sur les sels eux-mêmes. Lavoisier secharge d’une partie de cette difficile entre-prise, et il l’exécute avec ce courage et cettedextérité qui en promettent le succès. Il faitbrûler du phosphore sous une cloche renverséesur l’eau. Le phosphore se convertit en acide.La partie respirable de l’air renfermé dans lacloche est absorbée, et ce qui se trouve demoins dans l’air se trouve en plus dans lacide:résultat important qui réfléchit une premièrelueur sur la nature des acides. Lavoisier exa-mine avec soin les circonstances qui accom-pagnent leur formation et leur destruction.
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