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Tome quatrième.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE.

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§ VIII.

Les sciences ne sont à proprement parlerque des langues. On perfectionne les sciencesen perfectionnant leur langage; je dis plus :une révolution amenée dans la théorie d’unescience, nécessite dans sa nomenclature unerévolution analogue. Lavoisier étoit bien pé-nétré de cette vérité lorsqu’il conçut le projethardi de changer en même temps la théorie etla langue de la Chimie . Pour en assurer laréussite, il forma une sorte d’association dontl’estime réciproque et l’amour de la scienceserrèrent les noeuds. MM. de Morveau, Ber-thollet et Fourcroi furent appelés à partager letravail et la gloire de cette brillante entreprise,et personne n’ignore que le succès le plus com-plet couronna leur zèle et leurs efforts.

Le mot chaleur étoit consacré depuis des siè-cles à exprimer la sensation du chaud et la causequi la produit. Cette double acception du mêmemot est un écueil qui a souvent tout brouillédans les sciences, et qu’il importait d’éviterdans une nomenclature destinée à perfectionnerle langage. Lavoisier conserve le mot chaleurpour désigner la sensation, et emploie le mot