DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 4g
de grands traits de ressemblance. Il en diffèreprincipalement par la grandeur des dimensions.Au lieu d’un cylindre de verre d’environ sixpouces de rayon, on voit une grande chambresoigneusement fermée, et des lunettes qui tra-versent les murs pour servir à mesurer les ré-sultats des expériences. Au lieu d’une aiguillesuspendue à un fil de soie tel qu’il sort ducocon, on voit un levier d’environ six pieds delongueur, portant à chaque extrémité une petiteballe de plomb, et suspendu horizontalementpar son milieu à un fil vertical. Ce lévier étanten repos, on approche latéralement de chacunede ses extrémités une grosse masse de plombd’un diamètre et d’un poids donnés-, l'attraction,que ces masses exercent sur les balles met lelévier en mouvement ; le fil éprouve une torsion,et sa tendance à recouvrer son premier état faitdécrire au lévier de petits arcs horizontaux,comme l’attraction de la terre fait décrire desarcs verticaux au pendule. C’est en comparantl’étendue et la durée de ces oscillations aveccelles du pendule, qu’on obtient le rapport descauses qui les produisent, c’est-à-dire, de laforce attractive des masses de plomb et duglobe terrestre.
Cavendish a exécuté avec cet appareil unTome IV , 4