DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 129
On plonge ensuite l’extrémité fermée du tubedans de l’eau d’une température donnée, et onobserve, par le mouvement du mercure, l’ex-pansion du gaz et de la vapeur unie avec le gaz.
Sans autre secours que celui de cet instrument,manié avec une grande dextérité, M. Daltonexécute un grand nombre d’expériences entreles températures de la glace fondante et de l’eaubouillante , et parvient à une formule simple etgénérale de la dilatation combinée d’un gazquelconque avec une vapeur (1).
Ici se présente l’intéressante question de savoircomment se comportent deux gaz occupantensemble un espace. Les molécules de l’unpeuvent n’exercer ni attraction, ni répulsionsur les molécules de l’autre, et alors elles sontsoumises aux lois des corps élastiques.
M. Dalton embrasse cette opinion. Il regardeCes deux fluides comme se distribuant de ma-nière que leurs forces réunies égalent le poidsde l’atmosphère. Chacun des deux n’est pouél’autre qu’un obstacle occupant l’espace laissévide entre les molécules homogènes. Ainsi tousles gaz composans de l’atmosphère, le gaz oxi-gène, le gaz nitrogène, la vapeur aqueuse, etc.
(0 Bibliothèque Britannique, n° 160 ? page 338 et suiv.Tome IV i q