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un défaut essentiel, celui de n’être pas compa-rables. Saussure essaya, le premier, de le faireévanouir en donnant à l’échelle de son hygro-mètre des limites invariables (i) ; et presque enmême temps M. Deluc imagina un instrumentde même espèce, qui a avec celui de Saussureplusieurs traits de ressemblance. Il en diffère, principalement en ce que M. Deluc remplacele cheveu de l’hygromètre de Saussure par unebandelette de baleine qui n’est point taillée dansla longueur, mais dans le travers d’un morceauplus considérable.
Saussure et Deluc ont donné à leurs hygro-mètres les mêmes points fixes, ceux de l’ex-trême sécheresse et de la plus grande humidité.Ils déterminent le premier en laissant l’instru-ment sous une grande cloche de verre avec de lachaux ou de la potasse très-caustiques, tantqu’on peut remarquer quelque raccourcisse-ment dans le cheveu ou dans la bandelette debaleine.
Saussure et Deluc diffèrent par la manièredont ils déterminent le point de la plus grandehumidité. Saussure place son instrument sous
(i) Voyez , à ce sujet, le troisième volume de cette Histoire,page 217 et suiv.