I
DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE.
aussi long-temps que le mouvement du cy-lindre (i).
La dernière de ces expériences, quoique plusfavorable que les autres à l’opinion du célèbrephysicien qui les a imaginées, me parolt neporter aucune atteinte à l’hypothèse du calo-rique. On savoit que le frottement est uhe sourceféconde de chaleur, cette expérience le con-firme; mais on sait aussi que le frottement né-cessite le rapprochement des molécules. Lecalorique se dégage, la température s’élève,et cette élévation peut devenir suffisante pourfaire bouillir l’eau , quelquefois même pourproduire la combustion. Fletcher, en Angle-terre, et après lui Mollet, en France (2), ont faitvoir depuis long-temps qu’un morceau dechiffon renfermé dans la culasse d’un fusil àvent s’enflamme par la seule compression del’air. M. Dessaignes a soumis à la même opé-ration divers fluides élastiques, et il a vu sedévelopper subitement de la chaleur accom-pagnée de lumière.
Le fil de l’analogie avoit conduit à conclure,avec quelque sorte de vraisemblance, que les
(1) Rumfort, Mémoires sur la chaleur.
(2) Voyez la note 41 du quatrième livre.
Tome IV.
10