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Tome quatrième.
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146 HISTOIRE PHILOSOPHIQUEmêmes phénomènes dévoient se reproduiredans tous les fluides aériformes, lorsque M. deSaissy s’est présenté, avec des armes puissantespour attaquer la généralité de cette conclusion.Ce physicien n’est parvenu à rendre lumineuxpar la compression que le gaz oxigène, le gazacide muriatique, et l’air atmosphérique. Lepremier est celui qui a donné le plus de lumière ;le dernier en a donné le moins. Les autresfluides élastiques ne sont devenus lumineux quepar l’addition de deux centièmes d’oxigène.

§ VI.

i

Certains corps sont hons conducteurs du ca-lorique, c’est-à-dire qu’ils le propagent avecplus ou moins de facilité ; d’autres sont mauvaisconducteurs de ce fluide, ils résistent plus oumoins fortement à son passage. Le verre, lasoie, la laine,la paille, le charbon, etc. jouissentde la faculté non-conductrice; plusieurs corpssolides, et particulièrement les métaux, se dis-tinguent par la faculté conductrice. Le calo-rique passe rapidement d’une molécule où ilabonde, à sa voisine qui en manque, jusqu’à ceque l’équilibre s’étahlisse dans toute la massemétallique ; et, ce qu’il y a de remarquable,