DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. i49son autre extrémité traverse horizontalementla paroi verticale du récipiént qui lui est con-tigu. Il est visible que la bonté de l’appareildépend de la forme aplatie du serpentin qui doittransmettre exactement au liquide contenu dansle récipient toutes les portions de caloi’iquequ’il reçoit du corps ignescent.
Ici se présentent deux inconvéniens : i° dumoment que le récipient est devenu plus chaudque l’air environnant, il doit perdre du calo-rique qu’il a reçu ; 2° le nitrogène ou l’azote del’air qui aura servi à la combustion se trouvantavec les autres produits dans le serpentin, doitaussi en garder une portion.
Ce double inconvénient n’échappe point à lasagacité de M. Rumforl, et il trouve un moyenfacile de les faire évanouir. Il commence sesexpériences à un degré déterminé au-dessousde l’air environnant, et les fait cesser lorsquel’eau du récipient est arrivée à autant de degrésau-dessus; de manière que dans le commen-cement l’air environnant et le nitrogène oul’azote fournissent à l’eau précisément autant decalorique qu’ils lui en reprennent ensuite.
Tel est l’appareil ingénieux que M. Rumforta employé pour déterminer la quantité d’eauqu’une livre complètement brûlée de chacune