ï8o HISTOIRE PHILOSOPHIQUEblement encore. On parviendra sans doute àconnoitre l'action qu’ils exercent les uns sur lesautres, lorsqu’ils sont en contact ou dans l’étatde mélange. Une main habile tracera le tableaudes résultats de leurs combinaisons respectivesà diverses températures, et ces diverses con-noissances hâteront les progrès de la météo-rologie. L’atmosphère n’est-elle pas l’immenseréservoir ou les fluides aériformes se rassem-blent, et où la nature les combine pour pro-duire les météores.
On connoît plusieurs fluides qui partagentle privilège d’échapper à l'épreuve de la ba-lance, et dont conséquemment on ne peut dé-montrer la réalité d’une manière rigoureuse.Tels sont ceux qui donnent naissance aux sen-sations de chaleur et de lumière ; tels sont ceuxqui engendrent les phénomènes du magné-tisme, de l’électricité, etc. On n’accorde à cesfluides qu’une existence hypothétique, en atten-dant que quelque nouvelle découverte nous«claire parfaitement sur leur nature.
S V.
Il est des hommes que la nature destine à luiservir d’interprète et d'organe. Elle leur pro-