DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 181
digue tous les dons de l’esprit, et cette patienceopiniâtre qui le convertit en génie. Animés parune passion violente, ils s’élancent d’un volrapide dans l’immense domaine de la philo-sophie naturelle, et ne paraissent arriver à seslimites que pour les franchir et les étendre.Ces hommes privilégiés sont malheureusementtrès-rares. 11 en est d’autres plus nombreux, maisd’un espritmoins fortement trempé,qui, cédantà la crainte d’une chute humiliante, marchentà pas lents dans les sentiers de la nature, etbornent leurs soins à combler des précipices ouà défricher des terres abandonnées sans culture.Les premiers doivent occuper le rang le plusélevé dans le vaste tableau de l’Histoire; maisaprès eux il reste encore des places honorablessur l’échelle graduée qui mesure la force dutalent et l’importance des services.
En écrivant cet Ouvrage je me suis imposéle devoir de regarder comme mes amis lesphysiciens des différentes nations. Etranger àtous les partis, je n’ai pas eu à redouter leurinfluence. Si j’ai commis quelque omission ouquelque erreur, je les déclare involontaires. Jesuis prêt à les réparer, et j’espère en trouverbientôt l’occasion. Quant à ceux qui, séduitspar les illusions de l’orgueil, appelleront du