DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 197soleil dans cette même eau, qui étoit enfin ré-duite à l’état d’eau bouillie par la perte de songaz acide carbonique. Il établit le même faitplus promptement; il supprima l’influence del’eau aérée sur les feuilles, en la mêlant avecune quantité d’eau de chaux suffisante pour luienlever tout son gaz acide carbonique, ou enla faisant seulement bouillir ; alors les feuillesqu’il y exposa au soleil, ne produisirent plus degaz oxigène comme auparavant : il rendit cepen-dant à cette eau sa première propriété, de mêmequ’à l’eau bouillie, en y introduisant peu à peuou tout à la fois une certaine quantité de gazacide carbonique.
A ces expériences Sennebier en joint uneautre bien propre à fortifier son opinion. Desfeuilles de framboisier épuisées d’air par lapompe pneumatique sous l’eau bouillie, etpassées ensuite sous un récipient plein d’eausaturée d’acide carbonique, sans avoir été encontact avec l’air commun, ont fourni environseize fois plus de gaz oxigène que la pompen’en avoit extrait d’air dans le vide.
Voici les conséquences que Sennebier déduitde ces différentes expériences r
i°. Le gaz oxigène produit par les feuillesmises sous l’eau aérée au soleil, est sans doute