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Tome premier.
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DATHENES.

edit de lempereur Adrien (0 concernant la vente des huiles, et les droits auxquels ce commerceétait assujéti : cette inscription est aujourdhui très-peu lisible.

Linscription de larchitrave, que les premiers nous avons rapportée en entier, prouveévidemment que ce monument était dédié, non à Auguste, mais à Minerve. Un examen plusapprofondi peut fournir encore de fortes raisons de penser, non-seulement que cet édifice nétaitpas dédié à Auguste, mais même que ce nétait pas un temple. On remarque en effet que lemur dans lequel la porte se trouvait, dépasse de chaque côté les murs latéraux du portique ;tandis que le plan ordinaire des temples présente un parallélogramme rectangle, et que parconséquent leurs murs latéraux se continuent sans interruption depuis les antes du portiquejusquau posticum ou façade postérieure ( 2 ). En outre, les diamètres des colonnes sont ici dansune proportion moindre avec leur hauteur, que dans tous les temples anciens de cet ordre quisubsistent encore : et si lon se rappelle le passage de Vitruve , qui établit des proportions diffé-rentes pour les colonnes employées dans les temples, et pour celles qui sont employées dansdes édifices dun caractère moins grave ( 3 ), on trouvera que la circonstance dont nous venonsde faire mention, ajoute un haut degré de vraisemblance à notre opinion.

On doit remarquer en même-temps, quil y a une sorte dinconvenance à supposer quun éditconcernant la vente des huiles ait été gravé sur la porte dun temple. En effet, Spon et Wheler,en émettant lopinion que ce portique appartenait à un temple, étaient loin de penser que lins-cription dont nous parlons fit partie du monument ; ils supposaient, au contraire, quelle avaitété transportée, soit du Prytanée, soit de quelque autre ruine voisine ; tandis quil est de fait,ainsi que nous lavons observé ci-dessus, quelle occupe encore sa place primitive. Il serait doncbeaucoup plus raisonnable de penser, et le sujet de linscription W conduit naturellement à cetteconjecture, que le portique dont il est ici question appartenait à un Agora, ou marché public.Cest en effet à lentrée dun pareil lieu, et non à la porte dun temple, quil convenait de placersous les yeux du peuple la loi qui réglait une partie aussi importante de son commerce.

Linscription que lon voit encore sur la base qui supportait autrefois la statue de JuliaAugusta, fournit une nouvelle preuve en faveur de cette opinion. Car, pourquoi les noms dedeux préfets du marché sy trouveraient-ils mentionnés, tandis que lun deux avait seul fait lesfrais de la statue ? Sans doute le donateur avait' droit à lhonneur dêtre nommé, dans quelquelieu que cette statue se trouvât placée ; mais on ne peut raisonnablement supposer quune sem-blable distinction eût été accordée à lautre préfet, si lédifice navait eu dailleurs quelque rap-port avec sa charge.

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(i) Cette inscription commence ainsi : k.n.q. AapiANOïoi to eaaion rEUProïNTES , etc.Voyez Spon et Wheler qui lont copiée tous deux, sanssapercevoir que la pierre sur laquelle elle est gravée estencore à la place quelle occupait primitivement, et parconséquent sans penser que linscription pût avoir quel-que rapport avec le portique.

(a) Pour entendre ce passage, il faut comparer le plandu portique avec celui du temple ionique dont nous par-lons dans notre second chapitre.

(3) Columnarum autern proportiones et symmetriæ, nonerunt iisdem rationibus, quibus in œdibus sacris scripsi.Aliam enim in deorum templis debent habere gravitatem,aliam in porticibus et cœteris operibus subtilitatem . Vitru-vius, liv. 5, chap. 9 .

« Les proportions des colonnes (employées dans lesportiques) ne doivent pas être les mêmes que celles quejai prescrites pour les édifices sacrés. Dans ceux-ci, ilfaut que les colonnes aient sur-tout de la gravité et de

la dignité; tandis que, dans les portiques et dans les mo-numents du même genre, elles doivent avoir de léléganceet de la légéreté. »

(4) Cette inscription dont nous avons si souvent parlé,contient une loi relative aux droits à percevoir sur lesolives et sur les huiles que produisait lAttique. Nousapprenons, par ce qui reste, quelle portion du pro-duit de cet impôt devait être déposée dans un bureauparticulier, etc. On y voit encore quil fallait que tousceux qui cultivaient des oliviers fissent une déclaration,non-seulement de la totalité de leur récolte, mais encoredes quantités quils en vendaient. Si le produit étaitvendu pour être exporté, on exigeait une déclaration quiindiquât le prix de la vente, le nom de lacheteur, celuidu lieu de la destination du vaisseau en chargement, etc. ;les amendes que devaient payer ceux qui négligeaient dese soumettre aux formalités indiquées, ou ceux qui fai-saient de fausses déclarations, sont également indiquées.Le tout paraît se terminer par lindication du mode depoursuites à exercer contre les infracteurs de la loi.

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